(re)vue

(12 .11.10. 09 -  Colombey)

"L'instantané nous fascine en tant que tombeau du temps. Je crois qu'il témoigne au contraire d'une qualité autrement imperceptible du réel : c'est que le réel est toujours absolument dans le présent, alors que nous sommes, nous, dans un présent instable, qui sans cesse vire au passé.

Nous ne sommes plus dans la perspective, qui unifiait l'espace à perte de vue. Nous sommes dans le fragment volumineux : un fragment qui correspond à la découpe ou au prélèvement qu'opère le regard dans l'espace.

Toute pensée progresse en faisant à la fois retour sur soi et mouvement hors de soi. Le regard ne peut se connaître qu'en effectuant le même mouvement contradictoire."

Bernard Noël  Journal du regard, POL 1988, P.98

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vincent cordebard

les jours sans fin

mémorial charles de gaulle

colombey les deux églises

13 octobre au 31 décembre 2009

> voir aussi le témoignage de Hans Muller

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(Vincent Cordebard)


                             figer le mouvement d’un corps balancé au fond d’une fosse décomposer en une succession d’images fixes quelques plans de films réalisés pour rendre compte de l’innommable stopper la chute retenir effaré la beauté d’un visage mutilé figer le mouvement d’un visage sans fin masque carcasses au fond d’une fosse stopper la chute retenir effaré la beauté décomposer en une succession d’images l’innommable repasser en boucle le balancement du cadavre écartelé secoué l’os sous la chair la douceur du regard masquant la douleur de l’innommable stopper la chute le pas de danse et l’écart en boucle le balancement d’un corps au fond d’une fosse retenir effaré la beauté l’os sur la chair la douceur du regard stopper la chute sans fin des jours et des nuits du froid ongles rognés carcasses sur la paillasse en une succession le corps la fosse au fond et l’écart en boucle d’un masque serein malgré la douleur encore effaré par l’innommable la beauté balancée stoppée sans fin rendre compte de l’innommable de l’os dans la douceur de la chair mutilée mis à jour dans la fosse figer pour retenir l’insaisissable cocher les jours comme les corps sans fin la beauté mutilée et le visage décomposé repasser en boucle le corps effaré compter les jours les fosses les nuits les ongles le froid de la chute en quelques plans décomposés


 

le dénombrement des corps 2004-2009

 

 

vincent cordebard

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13 octobre au 31 décembre 2009

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"Au contraire du danseur classique, j'estime tous les mouvements possibles". Merce Cunningham





Merce Cunningham - Antic Meet 1958.
Design Robert Rauschenberg
Photograph by Richard Rutledge.



Merce Cunningham, Robert Rauschenberg - 10 janvier 2008

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(Pour un Cinéma de Rue Itinérant)



"Nous ne souhaitions pas concevoir une machine permettant de remplacer l’homme mais dotée de nouvelles fonctionnalités, capable de transporter des données et d’offrir des échanges culturels. Partant de l’idée que la ville du futur serait un espace dans lequel l’image est omniprésente, nous avons alors imaginé un "cinéma de rue itinérant", baptisé le CRI : un robot électrique qui sillonnerait la ville et projetterait sur ses murs des films, des courts-métrages, des documentaires, des vidéos issues du site de partage « You Tube » ayant un apport culturel…" Clément Bitton élève de l'ISEP et co-créateur du projet (1)


"Le CRI est un robot qui déambule dans l'espace urbain et projette des films sur différents supports (façades, murs, etc). C'est un relais des petits cinémas d'arts et d'essais qui sont en train de disparaître et une interprétation high tech du traditionnel cinéma itinérant.

[...]

Le robot-ciné serait lié à une plateforme web, d'où l'on pourrait consulter la programmation, suivre les déambulations journalières du robot ou proposer de nouveaux films.

Le CRI est une nouvelle manière d'investir l'espace urbain et une nouvelle forme de convivialité de rue. Le robot occupe un espace par la projection d'images, mais cette occupation est virtuelle. La véritable occupation est générée par les spectateurs et leur comportement dans le lieu (amener des chaises, s'asseoir par terre, discuter, échanger, etc). Ainsi le robot ne vient pas surcharger l'espace urbain de technologies aux dépends de la vie de la rue. Au contraire, il favorise l'appropriation de la rue par les citoyens et créer du lien social. Le robot ne laisse aucunes traces, il ne fait que prendre la ville comme écran."(2)

 

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Projet réalisé par des élèves de l'ENSCI - Ecolé Nationale Supérieure de Création industrielle (2 étudiants) et de l'ISEP (4 étudiants) dans le cadre du concours Robotcité 2008 organisé par la FING et Planète Science.

source 1 :  innovation (le journal)
source 2  :  robcite.fr
source 3 (captures d'écran) : Alex Morales - Viméo
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